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23 Octobre, 2017

Recherche institutionnelle et gestion de l’information : retour au Chili

Les 18 et 19 octobre 2017, notre partenaire Victoria a animé un séminaire de deux jours sur la recherche institutionnelle (RI) et la gestion de l’information à Santiago, au Chili. Les participants, parrainés par le CINDA et Universia, étaient des employés de bureaux de RI, de planification et de TI d’universités privées et des représentants du ministère de l’Éducation (MINEDUC). Retourner au Chili un an après la fin de l’évaluation nationale du développement de la RI que nous avons réalisée en 2016 nous offrait une occasion exceptionnelle de discuter avec des représentants d’universités qui y ont participé. 

À notre arrivée, nous avons été heureux de constater que l’étude avait amené certains établissements à faire d’importants changements favorables à l’avancement de la RI au pays. L’une des retombées positives du projet a été de faire prendre conscience aux établissements, particulièrement à ceux du secteur privé, qu’ils ne sont pas seuls et que d’autres établissements font face aux mêmes réalités. Ce constat ouvre la porte à une intensification de la collaboration et du réseautage entre les établissements, car s’il existe actuellement divers réseaux universitaires au Chili, les professionnels de la RI n’ont pas d’association nationale. Les occasions de perfectionnement professionnel (conférences, séminaires, etc.) sont donc rares, et les établissements – surtout ceux qui ne font pas partie du réseau d’universités publiques – se sentent isolés. Plusieurs gestionnaires de bureaux de RI se sont donc montrés intéressés à profiter de nouvelles occasions de faire valoir les avantages du réseautage, de l’échange d’informations et de la collaboration aux yeux de leurs supérieurs. 

L’étude a mené à un autre constant intéressant : la pertinence de certaines informations que produisent actuellement les bureaux de RI serait discutable, et une partie de ces données resterait même inutilisée. Un établissement a donc entrepris de schématiser l’ensemble de ses rapports et de ses indicateurs pour en mesurer l’utilité et la fonction (agrément, opérations internationales, etc.). Son bureau de RI se basera sur cette analyse pour procéder à un examen général de ses priorités et en tiendra compte dans l’allocation des ressources qu’il consacre à ses activités.

L’efficience et l’allocation des ressources étaient au cœur de plusieurs discussions lors du dernier séminaire. Les participants étaient très intéressés par les modèles organisationnels concernant la RI et tentaient de déterminer lequel conviendrait le mieux à leur établissement. Dans l’optique du débat ayant actuellement cours entre les avantages de la centralisation des activités de RI, que soutiennent Volkwein et al. (2012),et les avantages de la décentralisation, défendus par Swing (2016), il était intéressant de constater que plusieurs établissements chiliens ont obtenu de bons résultats en suivant la voie de la décentralisation. Voilà une question qui mérite qu’on s’y intéresse davantage – et une autre bonne raison de retourner à Santiago!