Noticias

29 de Agosto, 2019

Évaluer la viabilité financière d’un département ou d’une discipline dans une université canadienne : Présentation à l’Université de Leyde, aux Pays-Bas

Dans un contexte où les établissements d’enseignement supérieur gèrent la grande majorité des revenus et des dépenses de façon globale et centralisée, comment peut-on déterminer quelles ressources sont disponibles pour financer chacune des unités académiques et juger du bien-fondé de ces dépenses? Comment savoir si une unité est financièrement indépendante ou si elle est financée par les autres? Pour répondre à ces questions, le partenaire de DPM, Pierre Mercier, a présenté en août dernier, lors du Forum 2019 de l’EAIR, qui avait lieu à l’Université de Leyde, aux Pays-Bas, un exposé corédigé par Blair Jackson et Marcel Mérette.

La transformation des structures administratives, la complexification des structures organisationnelles ainsi que la pression liée à la gestion des finances et à la compétition de plus en plus forte sont autant de facteurs qui font que les gestionnaires d’établissements d’enseignement supérieur doivent multiplier les efforts pour offrir le meilleur enseignement qui soit avec les ressources financières dont ils disposent. Lors de la présentation, une étude de cas a été employée pour montrer comment la méthodologie proposée permet d’obtenir un portrait transparent de chaque étape de la prise de décision d’un processus de gestion responsable. Cette étude de cas propose une méthodologie transparente qui permet de calculer la part des revenus et des dépenses qui revient à chacune des unités académiques d’un établissement en fonction d’un certain nombre de facteurs. L’exposé se penche sur une façon de mesurer la viabilité financière – soit le calcul de l'écart entre les revenus générés et la somme des coûts directs et indirects – et l’effet d’une série de facteurs pouvant influer sur la viabilité, comme la masse salariale des professeurs réguliers ou d’autre statut, le nombre d’étudiants suivant la formation et les ajustements budgétaires associés aux cours hors faculté.

De façon générale, les résultats montrent que les unités qui offrent des cours de premier cycle suivis par des étudiants d’autres programmes sont majoritairement rentables, et ce peu importe les coûts associés à cette pratique. Le fait que ces cours sont souvent donnés par du personnel enseignant assujetti à une échelle salariale inférieure à celle des professeurs réguliers est un important facteur de cette rentabilité. En somme, l’étude montre quelles unités ont un coût de fonctionnement inférieur aux revenus qu’elles génèrent, quelles unités ne sont ni rentables ni déficitaires et quelles unités doivent être financées par les autres. Cette méthodologie permet d’obtenir un portrait transparent de chaque étape de la prise de décision d’un processus de gestion responsable. 

 

More News